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Hippocampe Fou, un rappeur à écouter absolument

Hippocampe_Fou

Vous aimez le rap, le beatbox et les paroles rythmées ? Laissez-moi vous prouver qu’écouter Hippocampe Fou est la chose manquante à votre quotidien.

Hippocampe fou, un artiste aquatique

Hippocampe fou, Sébastien Gonzalez de son vrai nom, est un rappeur beatboxer. Amoureux de la langue, du rythme et du cinéma, il manie habilement les sonorités des mots.

Avant de se lancer en solo, Hippocampe Fou est principalement connu pour faire partie de la Secte Phonetik

Accompagné de ses 2 compères, Djahyef et Nivu Nikonu, la Secte Phonetik est un projet musical où aucun instrument n’est utilisé autre que leur bouche. 2 albums en 3 ans et le groupe met fin au projet, chacun continuant individuellement la musique.

De son côté, Hippo sort 3 albums après leur collaboration, tous sur le thème du cycle de l’eau. Le premier album, Aquatrip, contient tout l’humour de l’artiste. Premier titre en plein égotrip, il enchaîne directement avec un son anti-egotrip où il s’y fait passer pour le dindon de la farce. Plein d’humour, de vérités sur l’artiste et les divers soucis de la vie qu’il rencontre à l’époque de la création de cet album. 

Céleste, son second album, offre un album très léger et rêveur. Hippocampe Fou est un conteur et ses différentes histoires sont toutes aussi intéressantes. Il se met dans la peau d’un personnage différent au sein de quasiment tous ses sons. 

Son dernier album, Terminus, conclu habilement son cycle de l’eau. Pour ne pas changer, Hippo manie avec aisance la sonorité des mots pour qu’on puisse se laisser porter tout le long de son récit. Puis, c’est dans cet album que se trouve l’excellent  « Fallait pas rigoler », c’est forcément un gage de qualité. 

Hippocampe fou, un rappeur adulte

Né en 85, Hippo a forcément des références que certains jeunes ne comprennent pas et surtout… il n’a pas la même vie, comme il l’explique si bien dans l’une des musiques de son dernier EP : « Pas Pour Les Jeunes » . 

Très parodique et avec énormément de dérision autour de son propre personnage, il n’hésite pas à appuyer sur ce qui pourrait être considéré comme un point faible par certains et insiste dessus. Très régulièrement, il va parler du fait d’être père, du bonheur mais aussi des contraintes que cela impose. 

Parolier et amoureux des mots, avec un passé de beatboxer, la rythmique est excellente. Hippocampe Fou, au travers de ses chansons, inculque une sonorité incroyable avec ses paroles. Même un non francophone prendrait une claque.

L'hippocampe est un animal rythmé

Si vous allez écouter Hippocampe Fou en vous attendant à du « rap classique », vous serez déçu, mais je vous l’assure, vous passerez tout de même un excellent moment. Capable de rapper sur plusieurs rythmes, sa technique est irréprochable. Vous n’entendrez pas d’injures, mais des histoires du quotidien. Une capacité à maintenir un flow fluide avec un débit parfois très rapide, il est capable de jouer avec le français sur les assonances, les allitérations et les métaphores pour exprimer son texte. Un talent brut

Il arrive à mélanger différents styles, que ce soit en solo ou avec ses différentes collaborations. Que ce soit dans « Presque Rien » feat Gaël Faye où il conte admirablement le peu de choses dont il a besoin pour être heureux, ou encore dans son dernier feat où il rejoint Tracy De Sá sur le morceau « P.O.R.N. ». Dans ce morceau, il enchaîne avec une telle aisance sur le même rythme que le musique, à tel point que son assonance remplace le bpm de l’instru.

Pour résumer, Hippocampe Fou est un artiste complet, qui s’assume, qui aime jouer avec les mots et les sons, le tout avec une facilité déconcertante.

Si vous ne deviez écouter que 5 sons, selon moi, partez sur :

– Fallait pas rigoler
– Chasse aux sorcières
– La thune de ma femme
– Underground
– Aquatrip

N’attendez plus, écoutez ce poète qui mérite nettement plus de visibilité.

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